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Fabrice Balossini le 5 avril

L’existence peut être signifiée par une ligne imaginaire semblable aux progrès que l’on peut accomplir durant sa vie. Au bout de cette ligne, il m’apparaît comme certain, que l’autre, le passant, l’inconnu doit être mis au jour de toute son humanité et de son importance, celle qui fait de lui, ou de elle, un frère ou une soeur, égaux en valeur et en dignité. Cette ligne imaginaire où nous nous arrêtons, où nous fixons les limites de la hiérarchie, de la race ou du sexe, ne représente pas, en vérité, les limites de l’autre, mais les limites de nous mêmes.

 

Jeanne Defontaine le 5 avril

Veux tu dire que les limites de nous mêmes concernent notre capacité plus ou moins grandes à nous ouvrir et à admettre l’altérité ?
Oui je crois que c’est vrai et que tant que l’on reste enveloppé dans son cocon, celui de sa famille, de son groupe de son environnement familier on ne peut être un être accompli. Il faut prendre le courage de sortir de cette enveloppe sécurisante pour vraiment s’accomplir. « Se frotter à l’autre » comme dit Montaigne je crois.